Tour de France: le Norvégien Waerenskjold remporte l'étape la plus rapide de l'histoire
Le Norvégien Soren Waerenskjold (Uno-X) a remporté au sprint la onzième étape du Tour de France, la plus rapide de l'histoire avec une moyenne de 50,91 km/h, en devançant le Néerlandais Olav Kooij et le Belge Jasper Philipsen, mercredi à Nevers.
La précédente meilleure marque pour une étape en ligne - c'est à dire hors contre-la-montre - remontait à 1999 (50,36 km/h) entre Laval et Blois, où le sprinteur italien Mario Cippolini s'était imposé.
Après une journée tranquille pour les leaders, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4:06 sur le Belge Remco Evenepoel.
C'est la première victoire dans le Tour de France pour Waerenskjold, la deuxième pour son équipe Uno-X après celle de Jonas Abrahamsen l'an dernier, déjà lors de la 11e étape.
Le Norvégien de 26 ans, beau bébé de 1,95 m pour 92 kg, a créé la surprise dans un sprint décousu où il a accéléré dans les derniers mètres pour semer les spécialistes des arrivées massives.
La journée a été marquée par une échappée de quatre coureurs, Julian Alaphilippe (Tudor), Mathis Le Berre (TotalEnergies), Anthon Charmig (Uno-X) et Nelson Oliveira (Movistar).
Alaphilippe a été le premier à lâcher prise, dans une petite côté à 36 km de l'arrivée, symbole de ses difficultés dans ce Tour et depuis le début de la saison.
Le Français, double champion du monde (2020 et 2021) a même perdu le contact avec le peloton ensuite pour terminer dernier de l'étape à plus de sept minutes.
Les trois autres fuyards ont été repris par le peloton trente kilomètres plus loin, à l'approche d'un final qui s'est une nouvelle fois déroulé sans casse.
Jeudi, l'étape est une nouvelle fois promise aux sprinteurs entre le circuit de Nevers Magny-Cours et Chalon-sur-Saône avant une dernière partie du Tour de France beaucoup plus montagneuse.
(R.White--TAG)