La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole à nouveau en France
Un nouvel épisode de fortes chaleurs arrive sur la France avec sept départements en vigilance orange canicule dimanche dans le Sud et des températures qui pourraient monter à 40°C, quelques jours après une canicule historique.
A partir de midi, l'Ardèche, l'Aude, la Drôme, le Gard et le Vaucluse, entrent en vigilance orange canicule, signale Météo France, rejoignant l'Hérault et les Pyrénées-Orientales.
"Les températures minimales provisoires mesurées à 05H30 sont (...) très élevées, du pourtour de la Méditerranée à la moyenne vallée du Rhône avec généralement de 21 à 25°C, et ponctuellement jusqu'à 27°C comme à Sète ou Perpignan", ont indiqué les prévisionnistes dans leur bulletin de dimanche à 06H00.
Météo-France s'attend à ce que "les très fortes chaleurs gagnent le Sud-Ouest" dans l'après-midi, "avec des températures maximales en hausse, comprises entre 35 et 37°C, et avec des pointes à 38/40°C en ex-région Languedoc-Roussillon".
Lundi, les fortes chaleurs doivent gagner du terrain vers le nord, prévoit Météo-France, évoquant une possible extension de la vigilance orange canicule à d'autres départements.
"Les températures sont un cran en dessous de ce qu'on a connu lors de la canicule précédente", tempère dimanche Gilles Matricon, météorologue pour La Chaîne Météo, sur RMC, ajoutant que la vague pourrait durer jusqu'au week-end prochain.
- Incendies -
Météo-France met en garde de manière générale, dans les régions méditerranéennes, face à des "vents parfois forts" qui risquent d'entraîner "un danger de feux de forêts élevé à très élevé".
L'organisme de prévisions classe pour dimanche sept départements du Sud en "risque très élevé" de feux dans un autre bulletin dédié à la météo des forêts et à la prévention afin "que chacun adapte ses comportements".
Un incendie qui s'est déclaré samedi vers 19H30 dans un massif difficile d'accès à Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, a connu une progression rapide cette nuit en parcourant près de 1.000 hectares dimanche matin mais "n'est plus en propagation libre", selon la préfecture.
Dans la Drôme, une surface de forêt qui brûle depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé dans la nuit et plus de 300 pompiers tentent de ralentir la progression "défavorable" de cet incendie, a annoncé dimanche la préfecture.
- Troisième épisode -
Il s'agit du troisième épisode de fortes chaleurs de l'année en France, après celui de mai, exceptionnel par sa précocité, et une canicule historique qui a duré environ deux semaines pendant la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des records historiques.
Avec de graves conséquences sanitaires: les décès ont augmenté de presque 30% en France et de 62% dans la seule région parisienne lors de la semaine du 22 juin, a annoncé vendredi l'agence Santé publique France.
"Tant qu'on n'a pas atteint la neutralité carbone, c'est-à-dire le point d'équilibre entre les quantités de gaz à effet de serre qu'on envoie dans l'atmosphère et celles que la Terre est capable d'absorber, notamment avec les forêts ou les océans, les températures vont continuer à grimper", a prévenu dimanche le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, sur France Info.
Au cours de la vague de chaleur de juin, le débat s'est cristallisé autour de la question de la climatisation, entre l'opposition de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut à mettre "la clim partout" comme réponse à l'adaptation, et un "plan clim" de 40 milliards d'euros proposé par le Rassemblement national.
"Je comprends pas les gens (...) qui s'obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu'ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral Pour le RN", a critiqué dimanche François Gemenne, disant viser, entre autres personnes, la ministre.
(A.Thompson--TAG)